Pollueur payeur, le juste équilibre.

En gros plus on est riche , plus on pollue! En tout cas, ça se vérifirait chez les Français! Avec un niveau qui varie du simple au double en fonction de son niveau de vie. A Agir pour la planète nous pensions que cela variait avec le changement de comportement plus vertueux.. pas du tout! A pollueur- Payeur : le message est clair ceux qui ont le plus les moyens de payer sont ceux qui polluent le plus!

Du simple au double même : alors tout dépend du porte monnaie et pas de sa propre réflexion…
C’est ce que prouve une étude de l’INSEE. Cette enquête révèle que les ménages les plus aisés émettent deux fois et demi plus de gaz à effet de serre que les plus modestes.
La France produit quelques 410 millions de tonnes de CO2. En fait on compte une une moyenne de 6,4 tonnes par an et par habitant.
Et comme le note l’Insee, le chauffage et les déplacements des ménages engendrent un tiers des émissions de CO2 émises sur le sol français. Les émissions d’un ménage français moyen sont en effet liées pour 34% au logement, et essentiellement au chauffage, tandis que 31% sont induites par les transports. Des postes qui ne représentent pourtant que 25% et 14% de leur budget. A ces deux postes doivent s’ajouter les émissions induites par les achats des ménages pour refléter au mieux leur responsabilité.
L’INSEE note ainsi que via leurs achats, les 20% des ménages les plus aisés induisent 29% des émissions de CO2, tandis que les 20% les plus modestes en induisent 11%.
Enfin l’étude démontre aussi que les célibataires émettent bien plus de GES que les personnes vivant en couple et les familles nombreuses.
Bref ça fait mal de savoir que quand on est seul on dépense plus de CO2 qu’en famille.. ça c’est le comble … vous ne pensez pas?
(encore la faute de ces petits plats individuels sur-emballés!!)
Et pour finir un petit mot à ajouter : pensons bien que nous sommes dans un pays développé , les américains dépensent encore plus que les français tandisqu’un Péruvien ou un Philippin d’une famille moyenne aura un chiffre divisé par deux minimum par rapport à cette étude révélée par l’INSEE.
Source : agirpourlaplanete.com

Qu’est ce que le commerce equitable?

La définition du commerce équitable a été élaborée par les acteurs du Nord
et du Sud impliqués dans le commerce équitable et regroupés au sein de
FINE, groupe de travail regroupant quatre structures internationales de
commerce équitable ( FLO-I : Fair Trade Labelling Organisation
International, IFAT, NEWS ! et EFTA ) :

« Le commerce équitable est un partenariat commercial fondé
sur le dialogue, la transparence et le respect, dont l’objectif est de
parvenir à une plus grande équité dans le commerce mondial. Il
contribue au développement durable en offrant de meilleurs conditions
commerciales et en garantissant les droits des producteurs et des
travailleurs marginalisés, tout particulièrement au Sud de la planète.
Les organisations du commerce équitable (soutenues par les
consommateurs) s’engagent activement à soutenir les producteurs, à
sensibiliser l’opinion et à mener campagne en faveur de changements
dans les règles et pratiques du commerce international conventionnel.»

Ainsi, un principe du commerce équitable est la garantie donnée aux petits
producteurs de commercialiser leurs produits à des prix plus
rémunérateurs que les cours mondiaux. C’est également une garantie de
relative stabilité des prix et la mise en place de conditions et de délais de
paiement, voire des possibilités de préfinancement, qui évitent aux paysans
et aux artisans de brader leurs produits ou d’avoir recours à des prêts
usuriers. Le prix équitable est négocié. Il doit pouvoir couvrir tous les coûts
de production du produit, incluant les coûts environnementaux et sociaux,
assurer aux producteurs un niveau de vie décent et une part
d’investissement. A titre d’exemple, “Jute Works”, entreprise à but non
lucratif du Bengladesh, fournit du travail à 5500 personnes, dont 97% de
femmes. Outre les salaires décents, des programmes d’alphabétisation et
d’éducation contribuent à développer le sens de l’organisation chez ces
femmes et à leur faire prendre conscience de leurs droits. Un prix équitable
pour le producteur n’implique pas toujours un prix plus élevé pour le
consommateur. A qualité égale, les produits du commerce équitable ne
sont pas forcément plus chers.
Les trois dimensions du commerce équitable :
économique, éducative et politique

La démarche du commerce équitable va au-delà d’un échange commercial
différent permettant une meilleure rémunération des producteurs et par là
même, leur développement économique. Elle insiste sur le fait que les
organisations de commerce équitable, relayées par les consommateurs,
soutiennent les organisations de producteurs, sensibilisent le grand public
et mènent des campagnes visant à modifier les règles et les pratiques du
commerce international conventionnel. Le commerce équitable recouvre
donc trois dimensions, complémentaires et indissociables :
une dimension socio-économique : des échanges commerciaux
équitables et un développement durable,
une dimension éducative pour d’autres modes de relations
commerciales basées sur la confiance et la transparence,
une dimension politique avec un engagement pour plus de justice
dans les règles du commerce international.
Le commerce équitable, une initiative de plus
en plus connue et reconnue

La dernière étude du CREDOC pour FINANSOL réalisée en novembre
2003, révèle que 45% des personnes interrogées ont déjà entendu parler
du commerce équitable. L’augmentation du nombre de militants
s’engageant dans cette démarche atteste du désir de la population de
mettre les idées de solidarité et de justice en action. Le développement du
commerce équitable suscite l’attention des pouvoirs publics qui ont
engagé, dans le cadre de l’Agence Française de Normalisation (AFNOR) un
processus de définition du commerce équitable.

Source : Artisans du Monde

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